La dépression : on dit tchao aux idées reçues !

Posté le 18 juin 2015 par etreunefemmebelleetvivante dans Général

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=depression_pm

Conséquences : « La dépression affecte l’humeur, les pensées et le comportement, mais aussi le corps. La dépression peut s’exprimer dans le corps par un mal de dos, des maux de ventre, de tête ; Cela explique aussi qu’une personne qui souffre de dépression puisse se révéler plus vulnérable aux rhumes et aux autres infections, son système immunitaire étant affaibli. 

Les causes : On ne sait pas avec précision ce qui cause la dépression, mais il s’agit probablement d’une maladie complexe faisant intervenir plusieurs facteurs liés à l’hérédité, à la biologie, aux événements de la vie ainsi qu’au milieu et aux habitudes de vie.

Milieu et habitudes de vie : Les mauvaises habitudes de vie (tabagisme, alcoolisme, peu d’activité physique, excès de télévision ou de jeux vidéo, etc.) et les conditions de vie (conditions économiques précaires, stress, isolement social) sont susceptibles de nuire profondément à l’état psychologique. Par exemple, l’accumulation de stress au travail peut mener à l’épuisement professionnel et, à terme, à la dépression. »

Symptômes : Certains symptômes sont étonnants : troubles de la mémoire, l’impression d’agir au ralentit (comme un zombie), des douleurs comme maux de tête ou maux de ventre etc.

En ce qui me concerne, les symptômes étaient tristesse, désespoir, aucune motivation, mécanisme corporel d’un véritable zombie, troubles de la mémoires, anxiété et stress ingérables et troubles du sommeil. La dépression se manifeste différemment pour tout un chacun.

Le dodo : Concernant le sommeil, d’après ce que m’ont dit les professionnels, soit vous dormez beaucoup pour vous réfugier dans le sommeil (ce qui était mon cas) soit vous faites des insomnies, et bien-sur ce n’est pas parce que vous faites des insomnies que vous êtes dépressif …

Pour ma part, je dormais énormément et heureusement, car les quelques heures que vous passez à dormir ce sont des heures en moins d’agonie mentale.

 

Comment cela a commencé pour moi :

Cela a débuté par des cauchemars de plus en plus fréquents. Des idées noires se sont installées. Des périodes de dépression apparaissaient mais ne duraient pas. Je faisais les montagnes russes : un jour tout allait bien, le lendemain je m’écroulais. Rapidement, je ne supportais plus aucun stress. Et les épisodes dépressifs devenant plus nombreux, j’étais incapable d’être indépendante. J’ai quitté ma chambre universitaire pour vivre sous l’aile de ma mère. Sans son soutient de mère-poule, je ne sais pas trop ce qui serait advenu de moi.

 

Les antidépresseurs :

Oui il y en a des plus « dangereux » que d’autres dans le sens où il y a toute une liste d’effets indésirables (enfin rien d’étonnant) et qu’il y a des risques d’accoutumance. Mais pas pour tous et cela dépend de la dose prescrite donc pas de panique et n’écoutez pas tous «on dit » c’est EPUISANT. Mais si vous avez un bon médecin qui vous suit de près, les éventuels risques indésirables devraient être vite réglés et des une ordonnance stricte vous évite l’accoutumance. Si votre traitement craint un peu, votre médecin ne vous le prescrira pas longtemps et vous ferez commencez progressivement et arrêter de la même manière.

Et il n’est pas difficile d’arrêter le traitement : si vous avez suivi une thérapie, que vous allez vraiment mieux et que vous arrêtez très doucement, suivie par votre médecin, AUCUN RISQUE. Cependant, un problème peut surgir et ce problème c’est votre tête ! Je parle par expérience. Quand la dépression est une expérience aussi traumatisante que ce qui nous l’a causée, on a très peur de rechuter et psychologiquement le stress prend le dessus quand on veut arrêter. Pourquoi ? Parce qu’on se dit « olala je n’ai plus de filet de sécurité comment je vais faire » et PAF panique ça fait des chocapics ! Prenez votre temps, travaillez sur vous mêmes, et utilisez des compléments naturels pour « remplacer » l’antidépresseur afin de vous rassurer.

ballons

Le plus dur pour moi :

Non seulement on ne comprend pas ce qui nous arrive mais en plus on doit subir l’incompréhension des autres.

Vos proches : Vous avez plus que jamais besoin de vos proches, mais ils ne savent pas comment faire pour vous aider. Ma meilleure amie a été une héroïne pour moi au début de ma dépression. Elle et un autre ami ont été si délicats avec moi … Mais le hic c’est que votre détresse ne dure pas qu’une semaine. Et au bout de quelques mois, vous n’allez toujours pas mieux, malgré l’attention de vos amis. Alors, indépendamment de leur volonté, vos amis vont se lasser et ne vous soutiendront plus autant. Une dépression prise en charge peut ne durer que quelques mois (pour moi cela a duré 6 mois) mais même quand vous remonterez la pente, vous ferez encore les montagnes russes pendant plusieurs mois minimum (ma « convalescence » a duré 3 longues années) et cette étape, très peu de personnes la comprendra et très peu de personnes seront là pour vous soutenir comme il se doit. Personnellement, je ne savais plus vers qui me tourner. Ma meilleure amie, malgré tous ses efforts, avait jeté l’éponge et ne comprenait pas ce que je vivais. La dépression est un sujet très flou, très difficile à cerner.

Mon pilier : Comment aider quelqu’un qui en souffre ? Alors la seule personne vers qui je me tournais à chaque fois : c’était ma mère. Elle a été là à chaque minute de ma dépression, elle m’a accompagné dans tous mes combats pour m’en défaire, alors elle était la seule à comprendre ce que je vivais et à quel point c’était dur. Seulement ma mère. J’en ai voulu à beaucoup de mes proches, je me suis sentie seule et désemparée tellement de fois … mais la vérité c’est que seul un lien plus fort que tout rend assez résistant face à l’incompréhension de cette maladie : et apparemment c’est le lien d’une mère à sa fille. Ça a été dur pour ma mère, je lui demandais tout son temps à 100%, elle était sans arrêt dans la peur que je fasse une bêtise. Une fois je suis restée dans mon lit sans m’alimenter ni même aller aux toilettes pendant toute une journée parce que j’étais paralysée à l’idée que j’étais seule dans la maison, seule avec ce mal qui me rongeait de l’intérieur. Ce que j’ai fait endurer à ma mère était éprouvant au quotidien. Mais l’amour d’une mère pour son enfant est très puissant et j’imagine que c’est ce qui lui a permis de tenir et de me maintenir la tête hors de l’eau en même temps. Encore aujourd’hui, c’est à dire 3 ans après, quand elle voit que j’ai essayé de la joindre, elle panique et croit que je fais une rechute.

Les « récidives » : Parce que ce système de montagnes russes dont j’ai parlé, il s’estompe petit à petit. C’est à dire que les « récidives » (comme j’appelle cela) s’espacent et durent de moins en moins longtemps et font généralement suite à de la fatigue ou du stress. Autant dire qu’il est parfois délicat de vivre au sein de la société en ayant ce poids d’une dépression sur le dos, car même si on est plus en dépression, on en subit encore les conséquences. Je supportais moins bien le stress et la fatigue que le commun des mortels, et cette faiblesse est difficilement compréhensible. Comment expliquer que vous vous isoliez chez votre moman pendant 3 jours « sans aucune raison » ?

Le regard des autres : le terme « dépression » est très mal utilisé. Banalisé, la plupart s’en serve pour décrire l’état passager de quelqu’un qui « déprime » un peu. Après une rupture ou autre événements négatifs de la vie, il est normal d’être dans le creux de la vague mais ce n’est pas pour autant une dépression ! Seulement cela est plus facile à dire pour expliquer qu’on ne va pas bien ou que quelqu’un d’autre ne va pas bien alors que la dépression est une maladie dont on se sort difficilement seul et non un état de tristesse passager. On a tendance à toujours employer des mots plus forts que de raison. → renversement de situation : à force de banaliser la dépression, quand on dit de quelqu’un qu’il fait une dépression, et bien on ne sait pas trop ce que cela veut dire à part qu’il ou elle est pas top quoi !

pluie de chats

Un peu de théorie : définitions Dictionnaire Hachette Edition 2004

Dépression : PSYCHIAT état psychique pathologique caractérisé par une asthénie, un ralentissement de l’activité intellectuelle et motrice, accompagné de tristesse et d’anxiété.

Déprime : FAM Abattement, idées noires.

 

Conclusion :

Pour une raison x ou y vous n’avez pas du tout le moral depuis plusieurs jours voire semaines… et bien vous ne faites pas forcément une dépression. Si vous êtes capable de vivre votre quotidien normalement (boulot, école etc), cela me paraît douteux que vous soyez en dépression. Parce que quelqu’un en dépression ne peut pas se donner des coups de pieds au cul comme on dit, on ne peut pas le secouer pour qu’il avance …il est MALADE.

Sans professionnels il est dur de s’en sortir. Personnellement je n’y serai jamais arrivée sans anti-dépresseurs, je dis jamais car au bout d’un moment vous n’avez plus la force de vous battre contre ce truc qui ne vous lâche pas et vous aurez envie d’en finir. C’est tristement aussi simple que ça.

Un traitement d’anti dépresseur ne suffit pas à vous guérir sur le long terme, il faut suivre une psychothérapie afin que la dépression ne revienne pas dès la fin du traitement.

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Ce sujet un peu « noir » me tenait à coeur car j’ai beaucoup souffert pendant mon périple de ce que j’entendais ou lisais à droite à gauche. On souffre bien assez pendant une dépression pas besoin d’en rajouter. Mais ATTENTION je ne blâme personne dans cet article, ni mes proches ni personne, c’est un sujet très mal connu et j’aurais probablement jugé de la même manière si je ne connaissais pas.

Si certains ont des doutes ou des questions qu’ils ne veulent pas partager aux yeux de tous, vous pouvez m’écrire un message privé, sinon n’hésitez pas à commenter, plus les témoignages sont nombreux, plus nous pouvons aider les autres :)

 

N’oubliez pas que la dépression n’est en rien fatal, il y a des solutions et pour le reste soyez entourés! Et surtout surtout …soyez indulgents envers vous-mêmes <3

 

2 Commentaires le “La dépression : on dit tchao aux idées reçues !”

  1. etreunefemmebelleetvivante

    Bonjour, je suis navrée de ne voir ton commentaire qu’aujourd’hui … As-tu vu des professionnels? Car tout seul, c’est très dur de s’en sortir, tu as besoin d’aide!

  2. lakhneche

    je souffre d’1 double dépression et je n’arrive pas m’en sortir ou plutôt je n’essaie plus de me combattre

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